• 3°) Les règles du jeu (2)

    C°) Les signaux, balles mortes (deadball) et substitutions

     

    1-Les signaux

     

    Le coach de troisième base relaie au batteur des signaux venant de l’entraîneur en chef. On peut alors demander au batteur de se sacrifier, de tenter de frapper ou de laisser passer un tir, par exemple.

     

    Le receveur signale aussi au lanceur quel type de lancer il lui suggère. Il peut également demander au lanceur de lancer délibéremment à l’extérieur de la zone de strike, prévoyant qu’un coureur tentera de voler une base à ce moment ou laisser marcher un joueur jusqu’en première base (base sur balle), si on considère qu’il est trop dangereux. Si la défense n’a plus qu’un joueur à retirer, elle peut avoir intérêt à faire rentrer le joueur en première base pour jouer plus facilement un retrait forcé.

     

    Les joueurs défensifs ont peu de signaux. A la limite, ils peuvent se dire qui couvrira la base lors de déplacements (pour contrer un amorti, par exemple)

     

    2-Les balles mortes (Deadball)

     

    La balle est déclarée morte dans les situations suivantes (liste non exhaustive) :

    -Lors d’une fausse balle.

    -Lorsqu’un spectateur (ou quelqu’un qui ne fait pas partie du jeu) touche à une balle qui était en jeu.

    -Lorsque la balle reste prise dans l’équipement du receveur ou d’un arbitre.

    -Lorsque le batteur est atteint.

    -Lorsqu’un joueur défensif tente de stopper la balle frappée avec une partir de son équipement. Par exemple, il lance son gant et touche la balle. Dans le cas suivant, le batteur se voit accorder un triple, ou un circuit si, selon le jugement de l’arbitre, la balle aurait franchi la clôture. Tous les coureurs marqueront dans les deux cas.

    -Une feinte illégale. En revanche, si le lanceur lance au marbre tout de même et que le batteur s’élance et fait contact, l’arbitre du marbre appellera une balle morte à retardement. Si le batteur se rend safe à la première base et qu’aucun coureur n’est retiré, le jeu devient légal. Il va sans dire qu’il s’agit d’un fait extrêmement inusité.

     

    3-Les substitutions

     

    Tout joueur qui est remplacé dans l’alignement ne peut revenir en jeu. Les joueurs peuvent changer de position (en défense) durant la partie sans problème. Si un lanceur est remplacé au monticule, il ne peut lancer que s’il remplace quelqu’un en champ.

    Bien que rare, la situation suivante l’illustre : l’entraîneur fait appel à un lanceur gaucher pour affronter un batteur gaucher. Il veut par contre garder son lanceur actuel pour le batteur qui suivra. Il remplace donc un joueurs en champ, envoie son lanceur actuel à sa place et amène le lanceur gaucher au monticule. Après avoir affronté son batteur, ce lanceur est remplacé par un autre joueur de champ qui prend sa place, le lanceur précédant revenant au monticule.

     

    L’entraîneur a le droit de dialoguer avec son lanceur une fois par manche. Une deuxième visite exige le changement du lanceur. Il peut en revanche changer son lanceur dès la première visite. Si l’entraîneur adverse réplique au changement en substituant son batteur, l’entraîneur défensif peut faire entrer un autre lanceur. Ce dernier lanceur et le nouveau batteur doivent alors s’affronter avant qu’un changement soit possible.

     

    A l’inverse, si l’ordre des changements est batteur, lanceur et batteur, ces deux derniers doivent s’affronter.

     

    Celui qui remplace un joueur en défense frappera aussi dans l’ordre qui lui avait été assigné auparavant. Par exemple, un joueur qui remplace l’arrêt-court, qui frappait en septième place, frappera lui aussi en septième place. Si l’entraineur désire changer l’ordre, il devra procéder à une double substitution.

     

    Prenons l’exemple suivant :

    Le joueur de deuxième base frappe en huitième place, le lanceur en neuvième place. Le huitième batteur a effectué le dernier retrait lors de la manche précédente. Le neuvième batteur (le lanceur donc) se présentera le premier à la batte à la manche suivante.

    L’entraineur désire remplacer le lanceur au monticule. Sachant que son remplaçant frappera en premier, il informe l’arbitre derrière le marbre (c’est obligatoire dans ce cas) qu’il procède à une double substitution.

    Puisque son joueur de deuxième base (qui frappe en huitième place) a effectuer le dernier retrait à la manche précédente, il remplace donc le joueur de deuxième base et le lanceur, et insère en huitième place des batteurs son lanceur qui entre en match et en neuvième place, le nouveau joueur de deuxième base. Celui-ci sera donc le premier à se présenter à la batte à la manche suivante.

     

    D°) Les arbitres

     

    En baseball, l’arbitre (umpire en anglais) est la personne chargée du respect des règles pendant les matches. Lors des matches des années 1850, un seul arbitre positionné à côté de la première base dirige le jeu. Cette méthode est abandonnée en 1858.

    Deux arbitres, un en première base et l’autre au marbre, sont parfois utilisés de 1887 à 1912, date à laquelle la Ligue Nationale adopte définitivement cette disposition. Un troisième arbitre est introduit en 1933 puis un quatrième en 1952.

    En Série Mondiale, deux arbitres sont responsable du jeu jusqu’en 1908. Un troisième arbitre fait son apparition en 1909 puis un quatrième en 1910. Six arbitres sont sur le terrain lors des Séries Mondiales à partir de 1947 après une tentative avortée en 1925.

     

    Lors des matches ou officient plus d’un arbitre, l’arbitre en chef est celui qui officie  derrière le marbre. Tous les arbitres ont toutefois les mêmes pouvoirs pour le respect des règles de jeu comme pour la discipline.

     

    L’arbitre officiant derrière le marbre est responsable du suivi des remplacements. Il est chargé des strikes et des balles ainsi que des jeux qui se déroulent au marbre. Un geste du bras droit indique un strike. Si l’arbitre reste sans réaction c’est une balle. L’arbitre au marbre gère également les balles. Il doit s’assurer après chaque contact que la balle est en bonne état. Si cette dernière est abimée, l’arbitre sort de sa besace une balle neuve.

     

    Les autres arbitres se trouvent sur base, en 1ère, 2nd et 3ème base. Ceux situés le long des lignes (1ère et 3ème bases) jugent les balles hors champ et contrôlent également que le batteur n’a pas franchi le marbre. Les signaux principaux utilisés par ces arbitres sont l’indication d’un coureur safe (bras écartés) ou out (même geste que l’arbitre placé au marbre pour signaler les balles en zones de strikes : un geste du bras droit coude plié).

     

    En série éliminatoire, la MLB applique un système à six arbitres. Les deux arbitres supplémentaires sont situés sur chacune des lignes délimitant le territoire des bonnes balles et des fausses balle et ont comme responsabilités de juger les attrapés, ainsi que les bonnes balles/fausses balle dans le champ extérieur.

     

    Comme dans de nombreuses autres disciplines, l’arbitre est la cible de nombreuses critiques. L’arbitrage électronique, notamment pour contrôler la zone de strike, est utilisée pour l’entrainement des arbitres et par certaines chaînes de télévision mais n’a aucune valeur officielle. Le système est utilisé un temps pour évaluer les arbitres, mais le refus des arbitres de valider ce système d’évaluation provoque son rapide abandon. Le 3 septembre 2008 à Tampa Bay à l’occasion d’un match opposant les Rays aux Yankees de New York, les arbitres utilisent pour la première fois le ralenti diffusé sur les écrans du stade pour inverser une décision.

     

    Un marqueur officiel s’occupe principalement de juger les erreurs, coups sûrs, optionnels, etc. Le baseball est notoire pour ses nombreuses statistiques.

     

    E°) Les Equipements et tenues

     

    La balle est d’une circonférence d’environ 23 cm (23.5 cm au maximum) pour un poids d’environ 150gr. Elle est constituée de liège et de caoutchouc et recouverte de deux lanières de cuir cousues (108 coutures).

     

    La batte mesure au maximum 1.07 m de longueur pour un diamètre de 7cm. Elle peut être en bois plein ou en alliage métallique creux. Son poids est variable.

     

    Les gants de réception de la balle que portent les joueurs de défense varient selon le poste occupé. Les premiers gants sont utilisés en 1875. L’origine du gant de baseball reste toutefois nébuleuse.

     

    Batteurs et receveurs portent des casques vidant à les protéger de violents lancers de balle à la tête.

    Le casque du receveur est le plus complet et comprends une grille faciale. Le premier masque de receveur apparaît en mai 1876. La visibilité étant réduite avec ce casque, un receveur qui doit effectuer un lancer vers un coéquipier pour éliminer un adversaire retire son casque d’un geste très rapide avant de relancer la balle.
    Les batteurs portent un casque sans grille faciale mais dessiné pour protéger la tempe qui fait face au lanceur.

    Le port du casque pour les nouveaux batteurs est obligatoire depuis 1971 en MLB. Le dernier batteur sans casque dans la MLB est Bob Montgomery en 1979.

    Les autres joueurs portent des casquettes : les fameuses Baseball caps (casquettes de Baseball). Ces dernières sont dessinées dès 1860. Elles sont d’abord en flanelle, puis prennent la forme de boite à camembert dans les années 1970. Les premières casquettes modernes apparaissent au tournant du XXème siècle. La visière reste assez courte jusque dans les années 1930, puis s’allonge.

     

    Les joueurs de baseball portent des pantalons trois-quarts. Jadis plutôt amples, ils se portent désormais près du corps.

    Les maillots sont des chemises avec boutons. Toutefois, nombre de formations, même en MLB, arborent aussi des maillots sans boutons.

    Les deux couleurs traditionnelles des tenus sont le blanc et le gris mais les couleurs entrent progressivement dans les mœurs. En Major League, les Athletics d’Oakland sont autorisés en 1963 à arborer des tenues colorées.

     

    En plus du casque avec masque, les receveurs portent par-dessus leur maillot un plastron protégeant leur buste. Cet équipement est introduit en 1886. Avant cette date, une légère protection du buste se porte sous le maillot.

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